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Mauvais usage de médicaments: "pas une question d'ordonnance"
Les erreurs d'administration de médicaments aux enfants ne concernent pas spécifiquement les médicaments délivrés sans ordonnance, estime le centre Antipoisons. Il s'agit plus souvent d'erreurs dues au stress ou à des notices qui manquent de clarté. Une étude de l'université de Sydney indiquait dimanche que la santé de nombreux enfants australiens était mise en danger par le mauvais usage que font leurs parents des médicaments vendus sans ordonnance, et que l'Australie n'était probablement pas un cas isolé.
Les expositions aux médicaments représentent environ 45 pc des appels concernant des enfants au centre Antipoisons. Parmi ces appels, la majorité concernent des ingestions accidentelles. Vingt-deux pour cent concernent des erreurs thérapeutiques, c'est-à-dire des erreurs de produits ou de dosages, qu'il s'agisse de médicaments délivrés sur ordonnance ou non. Les erreurs de voie ou de dépassement de la date de péremption sont beaucoup plus rares.
"On peut comprendre que les gens se trompent", estime le Docteur Martine Mostin, du centre Antipoisons. "Les notices comprennent parfois les posologies pour toute une gamme de médicaments. Les doubles pipettes, exprimées en kilos et milligrammes, peuvent également induire les parents en erreur. D'autant que ceux-ci, lorsque leur enfant est malade, sont particulièrement stressés".
Le centre précise également que toutes les erreurs n'entraînent pas forcément d'intoxication et d'hospitalisation.
Selon le rapport annuel 2008 du Centre d'information sur les poisons de la région australienne de la Nouvelle-Galles du Sud, 48 pc des 119.000 appels reçus concernaient un "surdosage accidentel d'enfants", dont 15 pc ont dû être hospitalisés.
belga - mediquality
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