stoma ilco bruxelles, stoma ilco wallonie, association des stomisés de belgique, accueil des stomisés, association d'urostomisés, stomie, association d'iléostomisés, stomathérapie, urostomie, stomies, iléostomie, iléostomisés, colostomisés, colostomie, urostomisés, association des patients stomisés, association des personnes stomisées, association de stomisés, soutien aux stomisés, association de colostomisés
@ Contact

STOMA ILCO BELGIQUE
BELGIË asbl

Siège social:
Rue de Sart-Dames-Avelines, 46
6210 Frasnes-Lez-Gosselies


: 070 / 66 66 80
: info@stomie.be

 

Téléphone à partir de la France:

0820 / 291 291


17/01/2012
Les origines du cancer
05/01/2012
Cycle annuel d’information en Stomathérapie le mardi 10 janvier 2012 à Tournai
30/11/2011
Le Stoma Ilco Belgique-België asbl donne une conférence de presse le 14 décembre 2011
15/11/2011
Cycle annuel d’information en Stomathérapie le mardi 29 novembre 2011 à Huy
Accueil > Accueil > Actualités
Actualités Stoma Ilco

Cancer colorectal
[ zoom ]

Lundi 30 juillet 2012

 

Dépistage du cancer colorectal : un test sanguin commercialisé en France

Responsable de 17 000 morts par an sur 41 500 cas diagnostiqués, le cancer du côlon est le deuxième cancer le plus meurtrier, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Plusieurs méthodes de dépistage ont été développées, mais chacune présente des inconvénients qui limitent leur adoption par les Français. Avec son nouveau test sanguin, Septine 9, le laboratoire Epigenomics espère lever les freins encore très ancrés dans la société.

Un dépistage précoce du cancer colorectal est gage d'une meilleure prise en charge de la maladie et accroît donc les chances de guérison. Pour diverses raisons, le test actuel de dépistage, Hémoccult ®, ne remporte pas le succès escompté. Simple, relativement peu cher et sans danger, un test sanguin pourrait améliorer le taux de participation. Encore faut-il qu'il fasse ses preuves…

 

Dépistage du cancer colorectal : deux approches, trois solutions

Le dépistage du cancer colorectal repose actuellement sur deux approches : l'une individuelle, l'autre de masse.

- Dans l'approche de masse mise en place par les autorités sanitaires (ou dépistage organisé), le dépistage repose sur la recherche de sang dans les selles. Le test utilisé est l'Hémoccult ®, qui consiste en l'analyse d'un échantillon de selles prélevées par le patient lui-même avant d'être envoyées au laboratoire. Il s'adresse à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans, invitées à recommencer tous les deux ans.

Le principal intérêt de ce test ? Son coût. Très modique à l'unité, il ne l'est cependant pas tant que ça lorsque l'on considère le coût global du dépistage, qui requiert une organisation assez importante, souligne le Dr Philippe Presles, médecin et économiste de la santé. Il présente en revanche plusieurs inconvénients majeurs, parmi lesquels la réticence des gens à faire ce test, lequel n'est, en outre, pas si simple à réaliser, ainsi que le taux élevé de faux négatifs (taux de personnes déclarées négatives à l'issue du test alors qu'elles ont en réalité un cancer), qui s'élève jusqu'à 50 % selon les études, ajoute le médecin. A l'inverse, la valeur prédictive positive (VPP), qui correspond au fait qu'une personne positive au test a effectivement un cancer colorectal, n'est que de 5 à 18 %, ce qui est très faible. Enfin, la campagne de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal serait ignorée par 40 % de nos concitoyens. Même l'Alsace, qui fait figure de modèle avec un taux de participation supérieur à 52 %, montre d'une année sur l'autre des signes de désintérêt, avec une baisse régulière de la participation.

En 2013, les tests immunologiques, plus simples, plus fiables et plus efficaces, devraient remplacer le test Hémoccult ® dans le cadre du dépistage organisé. L'Institut national du cancer (INCa), qui contrôle le dépistage organisé du cancer colorectal, espère ainsi mobiliser davantage les populations cibles.

- L'approche individuelle, quant à elle, repose sur la coloscopie. Elle est généralement proposée par le médecin aux patients dont le test Hémoccult ® s'est avéré positif, mais aussi en première intention aux personnes ayant des antécédents ou présentant des signes d'alerte (saignements, troubles du transit, constipation, diarrhée, fatigue… inhabituels), ou encore à ceux dont le médecin est contre l'Hémoccult ® - un tiers des médecins généralistes, si l'on en croit une enquête réalisée en 2011¹. Ce test présente le gros avantage d'être plus précis que l'Hémoccult ® et surtout d'associer une action thérapeutique (avec le retrait de polypes) à la démarche préventive. Un avantage considérable quand on sait que l'ablation des polypes réduit de moitié le risque de décès à 15 ans. En contrepartie, il s'agit d'une intervention nécessitant une préparation assez lourde (purge) ainsi qu'une anesthésie générale ; de plus, son prix est élevé et elle n'est pas dénuée de risques, avec en premier lieu la perforation du côlon, rappelle le Dr Philippe Presles.

Certains médecins proposent également le coloscanner en cas de symptômes et d'antécédents, mais l'exposition aux rayons X, l'impossibilité de retirer les polypes, la préparation qui doit être faite la veille et enfin le fait que cette intervention ne soit pas remboursée limitent son usage.

Septine 9, un test de dépistage sanguin

De nombreux laboratoires planchent actuellement sur le développement de tests de dépistage sanguin des cancers. Les tumeurs colorectales n'échappent pas à cette dynamique : en 2009, lors du congrès européen sur le cancer à Berlin, la firme belge OncoMethylome Sciences avait présenté des résultats encourageants d'un nouveau test sanguin². Epigenomics avait quant à elle publié l'année d'avant des résultats également positifs³ et concluait à l'intérêt de poursuivre les travaux sur son test de dépistage Septine 9. Pour le laboratoire allemand, ce test représente une alternative efficace aux méthodes utilisées jusqu'alors, susceptible d'améliorer la compliance de la population cible.

Quatre ans après, le test a été mis sur le marché. Le laboratoire s'est enquis au préalable de l'accueil que pourraient réserver les médecins et le public à un test de dépistage sanguin du cancer colorectal : les réponses, très favorables, l'ont conforté dans son idée. En effet, d'après l'enquête¹, 80 % des personnes interrogées saluent la simplicité de la prise de sang par rapport au prélèvement/conservation/envoi de selles, et 86 % affirment avoir l'intention de faire ce test. Parallèlement, les médecins pensent à une très large majorité (86 %) qu'un test sanguin améliorera le taux de dépistage du cancer colorectal et font le pari qu'il sera préféré au test Hémoccult ®.

Avec une spécificité de 99,9 % (proportion de tests négatifs chez les non-malades) et une sensibilité de 81 % (proportion de tests positifs chez les malades, tous stades confondus) dans les études réalisées par le laboratoire, Septine 9 affiche des résultats a priori très encourageants. Mais ils pourraient toutefois être tempérés par ceux issues d'études menées dans des conditions réelles de dépistage. Ainsi, les données issues d'un observatoire suisse qui a porté sur 123 tests font état d'une valeur prédictive positive de seulement 45 %, selon les informations communiquées à Doctissimo par Yves Derveaux, responsable France d'Epigenomics. Autrement dit, la fiabilité de Septine 9 ne serait pas aussi grande qu'espérée, avec une proportion élevée de faux positifs (soit autant de gens inquiétés par une prise de sang positive, chez lesquels une coloscopie invalidera finalement le premier diagnostic). Par ailleurs, "il est pour l’instant montré que le taux de détection des adénomes serait plus important avec les tests immunologiques que sanguin (25-30 % contre 40 %)", ajoute Yves Derveaux. L'étude PRESEPT, réalisée dans les conditions réelles de dépistage auprès de 7 940 personnes et qui devrait être publiée fin 2012, montre quant à elle une sensibilité de 51 à 67 % (contre 20 % pour l'Hémoccult ®) et une spécificité de 88 % (là encore, supérieure à celle du test au gaïac), souligne le Pr Philippe Godeberge, gastroentérologue à Paris.

 

Quel avenir pour Septine 9 ?

Beaucoup de paramètres restent à déterminer avant d'envisager l'utilisation de Septine 9 en dépistage de masse. Car c'est bien de cela dont il s'agit. Si le laboratoire ne le clame pas haut et fort, son ambition, à terme, est bien "d'entrer dans le dépistage organisé", confie Yves Derveaux à Doctissimo. Mais il faudra d'ici là déterminer la fréquence à laquelle Septine 9 doit être refait, la démarche à entreprendre en cas de test positif mais de coloscopie négative, et surtout vérifier sa fiabilité en population et son impact réel sur le terrain, reconnait le responsable France d'Epigenomics. Pour cela, il faudra démontrer le bon rapport coût/efficacité du test sanguin dans une étude comparant Septine 9 au test immunologique qui sera de rigueur en 2013, sur une cohorte de 10 à 12 000 personnes.

Les autorités américaines du médicament (la Food and Drug Agency - FDA) ont quelques longueurs d'avance sur la France, puisqu'ils mènent actuellement une étude en vue d'intégrer le test à leur système de dépistage de masse : la moitié des gens suivis participeront au dépistage organisé "classique", l'autre moitié se verra proposer une coloscopie ou Septine 9. Résultats attendus d'ici la fin de l'année ou au début de l'année prochaine.

En attendant, Septine 9 peut être prescrit dans le cadre d'un dépistage individuel. Le test coûte 95 €, non pris en charge par l'Assurance Maladie. L'assureur SwissLife propose toutefois son remboursement dans le cadre de son forfait prévention santé.

Amélie Pelletier

Sources

Conférence de presse organisée par Swiss Life le 4 juillet 2012.

1. Enquête Insemma, réalisée en février 2011 auprès de 100 médecins et de 100 patients, pour le compte d'Epigenomics.

2. "A Plasma-based colorectal cancer (CRC) screening assay using DNA methylation markers - first results of multicenter studies" - European Journal of Cancer Supplements, Vol. 7, No 3, September 2009, Page 9 (téléchargeable sur Internet).

3. "Sensitive Detection of Colorectal Cancer in Peripheral Blood by Septin 9 DNA Methylation Assay" - PLoS ONE, Novembre 2008, Volume 3, n°11, e3759 (téléchargeable sur Internet).

doctissimo.fr

 

Doctissimo

Retour en haut de page
En bref !
30/07/2012 - Cancer colorectal
Responsable de 17 000 morts par an sur 41 500 cas diagnostiqués, le cancer du côlon est le deuxième cancer le plus meurtrier, aussi bien chez les...
29/07/2012 - Viande au barbecue: mode d'emploi santé!
Le barbecue, c'est bon et c'est sain, puisque c'est une cuisine sans graisse.
28/07/2012 - Cancer de l'estomac
Un organisme anglais de prévention du cancer alerte sur l'impact d'une alimentation trop salée, qui favorise le risque de tumeur à l'estomac.
27/07/2012 - Infections urinaires
Selon des scientifiques canadiens, c’est en mangeant de la viande de poulet que nous sommes contaminés par E. Coli, une bactérie résistante aux...
27/07/2012 - Enfants obèses et cancer
Les enfants affichant un surpoids ou obèses ont davantage de risques de développer un cancer de la vessie, des voies urinaires ou colorectal plus...
26/07/2012 - Cancer et suicide
Selon une étude suédoise, le risque de suicide serait bien plus important la semaine qui suit l’annonce d’un cancer.
25/07/2012 - L'obésité est liée au cancer colorectal
Cette étude de l'Université de Tel-Aviv (TAU), menée sur plus d'1 million de participants, révèle que l’obésité est associée à un risque accru de 50%...
25/07/2012 - Cancer de la prostate : pas de chirurgie à un stade précoce
Les patients ayant un cancer de la prostate localisé et détecté à un stade précoce avec un faible dosage de PSA (la protéine qui évalue l’état de la...
24/07/2012 - Les malades privés de leur anticancéreux
L’ImmuCyst, de Sanofi Pasteur, est toujours en rupture d’approvisionnement. L’inquiétude monte chez les patients et les médecins.
23/07/2012 - Le poulet favoriserait les infections urinaires
Un nombre croissant de scientifiques se dit convaincu des effets nocifs pour l'homme des antibiotiques injectés de manière préventive dans la...
22/07/2012 - Cancer : remplacer la chimio
Des chercheurs américains espèrent trouver un nouveau traitement contre le cancer de la prostate, moins invasif que la chimiothérapie. Ils sont...
22/07/2012 - MOINS DE CANCERS CHEZ LES VÉGÉTARIENS
Si vous hésitez à abandonner la viande pour devenir végétarien, voici une information qui pourrait vous faire franchir le pas. Le risque de cancer...
21/07/2012 - L'Europe change les règles des essais de médicaments
L'Europe se dit prête à faciliter la tâche des laboratoires pour qu'ils fassent tester leurs futurs traitements dans le Vieux Continent. Mais elle...
21/07/2012 - Santé et sommeil
De la libido au cancer, en passant par le contrôle du poids, la qualité du sommeil est définitivement primordiale à notre bien-être, selon plusieurs...
20/07/2012 - Cancer de la prostate
Des chercheurs américains pensent avoir trouvé une alternative à la chimiothérapie. Il s'agirait d'un traitement à base d'un composant du thé et de...
20/07/2012 - l'activité physique sauve des vies
Trois nouvelles études permettent d'établir l'importance de l'activité physique dans la rémission d'un cancer et dans un mode de vie sain.
19/07/2012 - Traiter le cancer: «Un sport d'équipe»
La lutte contre le cancer est une véritable course contre la montre. Pour les médecins qui s'attaquent à ce fléau, chaque jour compte. Grâce à un don...
19/07/2012 - Des activités physiques adaptées pour améliorer la survie au cancer
PARIS - Des activités physiques adaptées permettent de diminuer de 50% le risque de rechute chez des patients atteints de cancer du sein, du côlon ou...
18/07/2012 - Cancer de la prostate
Testé en laboratoire, ce traitement aurait moins d'inconvénients que la chimiothérapie.
18/07/2012 - Les médicaments et la chaleur
Les médicaments d'ordonnance doivent être protégés contre la chaleur et l'humidité, rappelle l'Hôpital de Montréal pour enfants dans un communiqué.
Page : 1 . 2 . 3 . 4 . 5 . 6 . 7 . 8 . 9 . 10 . 11 . 12 . 13 . 14 . 15 . 16 . 17 . 18 . 19 . 20 . 21 . 22 . 23 . 24 . 25 . 26 . 27 . 28 . 29 . 30 . 31 . 32 . 33 . 34 . 35 . 36 . 37 . 38 . 39 . 40 . 41 . 42 . 43 . 44 . 45 . 46 . 47 . 48 . 49 . 50 . 51 . 52 . 53 . 54 . 55 . 56 . 57 . 58 . 59 . 60 . 61 . 62 . 63 . 64 . 65 . 66 . 67 . 68 . 69 . 70 . 71 . 72 . 73 . 74 . 75 . 76 . 77 . 78 . 79 . 80 . 81 . 82 . 83 . 84 . 85 . 86 . 87 . 88 . 89 . 90 . 91 . 92 . 93 . 94 . 95 . 96 . 97 . 98 . 99 . 100 . 101 . 102 . 103 . 104 . 105 . 106 . 107 . 108 . 109 . 110 . 111 . 112 . 113 . 114 . 115 . 116 . 117 . 118 . 119 . 120 . 121 . 122 . 123 . 124 . 125 . 126 . 127 . 128 . 129 . 130 . 131 . 132 . 133 . 134 . 135 . 136 . 137 . 138 . 139 . 140 . 141 . 142 . 143
Retour en haut de page
30/07/2012
Cancer colorectal
29/07/2012
Viande au barbecue: mode d'emploi santé!
28/07/2012
Cancer de l'estomac
27/07/2012
Infections urinaires
Un livre indispensable sur la Maladie de Crohn
Inscription à l'infolettre
GO